Inconvénients des clauses de tontine et d'accroissement en pleine propriété
Les clauses de tontine ou d'accroissement en pleine propriété peuvent sembler très intéressantes, surtout fiscalement, mais chaque médaille a son revers : il faut également analyser ses inconvénients.
François et Caroline, âgés tous deux de 25 ans, s'aimaient d'amour tendre, et ont décidé d'unir leur destinée. Pour des raisons personnelles, ils préfèrent vivre ensemble, librement, et ne pas se marier. Une opportunité se présente, et ils décident d'acheter une maison ensemble, en utilisant la formule de la tontine ou de l'accroissement en pleine propriété.
L'acquisition se réalise pour le compte des deux, mais, en cas de décès de l'un d'eux, l'acquisition sera censée avoir été réalisée pour le compte du survivant. Ainsi, si François décède, Caroline sera censée avoir été la seule acquéreuse depuis le début. Conséquence fiscale : Caroline ne paiera pas de droit de succession puisque ce n'est pas par héritage qu'elle recueillera la part de François, mais en vertu de l'acte de vente. Elle paiera un droit d'enregistrement de mutation sur la valeur de la part de François. L'économie fiscale est importante, puisque, n'étant pas mariés, Caroline aurait dû payer des droits de succession calculés sur base du tarif entre étrangers (de 30 à ... 80%!). Mesurant uniquement l'avantage fiscal, Caroline et François demandent au notaire son avis sur l'opportunité de cette clause, mais ce dernier leur explique des situations que son expérience lui a fait connaître.